FIN DE L’ACTION « JUSQU’OU VA-T-ON DESCENDRE ? »

Publié le par Unité Populaire




Notre action de contre-affichage lancée à l’encontre de la dernière campagne de Stop Sida, campagne ayant profondément mécontenté une partie importante du public romand, prend fin cette semaine, avec la fin de ladite campagne. Ça aura été une action-éclair, étalonnée sur moins d’une semaine, mais cela reflète bien l’état du monde de la communication, où tout se déroule et se succède de plus en plus vite. Nous disions, au début de notre action : nous interviendrons systématiquement, via nos affichettes de protestation, sur les affiches de cette campagne de Stop Sida, jusqu’à ce que la dernière de leurs affiches ait disparu de nos villes. Cette promesse a été tenue. Il ne reste aujourd’hui dans nos villes qu’un très petit nombre de ces affiches (et elles seront remplacées à brève échéance) et ce petit nombre continue, au gré des déplacements quotidiens de nos sympathisants, de recevoir leur lot d’affichettes blanches estampillées Unité Populaire. Pari réussi donc.

 

On pourra longtemps se poser la question de savoir si la fin de cette campagne correspond à une planification décidée à l’avance par Stop Sida ou si elle est une réponse positive donnée à tous les citoyens de ce pays qui, à travers des partis, des associations ou des groupes comme le nôtre, ont manifesté leur ras-le-bol. Cette question n’a pas beaucoup d’importance, l’essentiel étant que ces affiches aient bel et bien disparu des murs de nos quartiers.

 

Nous pouvons féliciter nos militants, à Genève, Lausanne, Neuchâtel, Vevey et ailleurs, et nous pouvons aussi féliciter toutes celles et ceux qui, de leur côté, sont passés à l’action, à l’image de ces mères de famille lausannoises qui, pour la défense de leurs enfants et pour leur préserver un environnement sain, se sont mobilisées en masse pour faire retirer ces affiches. Et elles y sont parvenues ! Elles sont pour nous la preuve qu’avec le nombre et la détermination, on peut faire plier les instances les plus haut placées – là où il y a la volonté, il y a un chemin. Les médias ne nous ont pas beaucoup aidé – mais on n’en attendait pas mieux d’eux. L’Express a réussi à nous consacrer une colonne sans citer une seule fois le nom de notre groupe (il est paru un correctif le lendemain), et Canal Alpha nous a qualifié à deux reprises de « groupuscule »... Groupuscule ? Voilà qui fera sourire nos militants, de plus en plus nombreux et présents dans plusieurs régions de la Romandie. Laissons parler, laissons parler... Il en restera bien quelque chose.

 

Toutefois, ne nous leurrons pas : nous ne sommes pas une « avant-garde éclairée ». Nous ne sommes pas des précurseurs, nous sommes terriblement actuels. Nous ne sommes pas des pionniers, nous avons juste pris le train en marche. Nous n’aurions sans doute rien fait si nous ne nous étions pas sentis soutenus dans notre action ainsi que dans la démarche générale de notre projet politique par un nombre important de nos concitoyens. C’est parce que la majorité des gens avec qui nous avons parlé, dans la rue, sur nos lieux de travail, dans les cafés, dans nos familles, étaient du même avis que nous sur la dernière campagne de Stop Sida et la trouvaient vulgaire, racoleuse et en contradiction avec certaines de nos valeurs populaires les plus fondamentales, c’est pour cette raison-là, dis-je, que nous avons décidé d’intervenir sur le terrain public. On s’est beaucoup moqué de nous dans les milieux « libéraux », dans les universités, chez certaines communautés et dans les strates de la société les plus acquises à la nouvelle bourgeoisie ; on nous a même insultés, diffamés, traité d’homophobes, d’anti-modernes, de puritains, de fascistes... Exactement comme nous nous y attendions : la prévisibilité de ces gens-là confirme notre thèse sur les réflexes pavloviens induits chez certains individus par l’actuelle pensée unique du politically correct. Dans les milieux populaires, par contre, notre action a été fort bien reçue, et même souvent avec un certain enthousiasme. Se faire serrer la main chaleureusement par une caissière de grande surface deux heures après s’être fait traiter de réac par un ethnologue diplômé en dreadlocks est un plaisir de fin gourmet !

 

Or, pour qui avons-nous lancé l’action Jusqu’ou va-t-on descendre ? Pour cette caissière justement, pour elle et pour toutes les mères, pour tous les enfants assaillis quotidiennement par les publicités les plus douteuses sur le chemin de l’école, pour nos concitoyens engagés dans une vie conjugale et familiale équilibrée et à qui on impose constamment l’image faussée d’un libertinage foncièrement bourgeois et puisant ses outrances aux sources de l’esprit libéral. C’est pour tous ces gens-là que nous l’avons fait et c’est pour tous ces gens qu’Unité Populaire continuera d’exister et de faire son chemin, la tête haute et les mains propres, avec et pour le peuple, précisément parce que c’est de lui que nous sommes issus.

 

 

le comité directeur d’Unité Populaire

 

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